à venir:

Musiques et danses de Bali

Dimanche 28 mars 2010, 16h
Hotel-de-ville de Repentigny
435, boul. Iberville
Repentigny
Infos et billets: 450 582-6714


21e Grand Concert Annuel de l'Atelier de Gamelan

Vendredi 23 avril 2010, 19h30
Salle Claude-Champagne
Faculté de musique de l'Université de Montréal
200 Vincent D'Indy
(Métro Édouard-Montpetit)
Gratuit

Pour nous contacter :
514-343-6111(poste 5522)
girikedaton@hotmail.com

Attachée de presse :
Isabelle Bleau Communications
514-933-2523
isabelle.bleau@bellnet.ca

Pour être toujours au courant des concerts et évènements de Giri Kedaton, inscrivez-vous ici :
mailing.giri.kedaton@gmail.com


Pano Giri 

23 mars 2010
Projet Bali X

L'album Projet Bali X, salué par la critique depuis sa sortie en octobre dernier, est maintenant en vente en magasin chez Archambault et Renaud-Bray à Montréal, ainsi qu'en ligne sur iTunes et Espace Emergence: cliquez ici.

Faites-vous plaisir et dépaysez-vous avec cet hallucinant voyage musical!

"C'est dire toute la puissance d'une musique qui évoque les contrastes émotifs et les climax dramatiques comme peu d'autres. Une musique extravagante où l'on passe d'un tempo super lent à une vitesse phénoménale en quelques secondes à peine et où même la douceur d'une flûte intimiste est déconcertante lorsqu'elle se retrouve au sein d'un tel ensemble de percussions. D'autant que le groupe montréalais Giri Kedaton prend un malin plaisir à jouer du surf, à transmettre l'urgence urbaine avec des beats élecros, à introduire des percussions hypnotiques afro-cubaines ou d'autres qui sonnent comme des jouets d'enfants. On refait même Kid A de Radiohead. Très spectaculaire sur une scène, Giri Kedaton propose aussi sur disque de formidables décalages de timbres et de rythmes."

-Yves Bernard, Le Devoir, 30 octobre 2009

21 octobre 2009
Lancement de l'album Projet Bali X

Mercredi 21 octobre 2009
Club Lambi, 4465 Boulevard St-Laurent (coin Mont-Royal), Montreal
Ouverture des portes à 18h
Prestation de Giri Kedaton à 19h15
Consommation gratuite aux 75 premiers arrivés!

Venez fêter avec nous!

Procurez-vous dès maintenant le CD Projet Bali X via Espace Emergence,
en format numérique sur Cdbaby, et visitez notre MySpace.

Projet Bali X, c’est l’idée folle de 7 créateurs montréalais, tous membres de Giri Kedaton, autour du mythique orchestre de percussion gamelan gong kebyar balinais. Après plus de deux ans de travail acharné, le groupe, bien connu du public pour ses interprétations flamboyantes de musique balinaise traditionnelle, dévoile enfin sur disque le fruit de ses efforts. Le résultat : un album éclectique, véritable feu roulant d’émotions qui nous fait passer du surf rock aux réminiscences d’Ennio Morricone, des rythmes hypnotiques des tambours cubains batà au heavy métal, de la gentille balade aux rythmes électroniques, tout ceci, bien sûr, marié avec la musique traditionnelle de Bali, que Giri Kedaton pousse à l’extrême! Avec la gentille permission du quintette britannique, le groupe fait d’ailleurs paraître sa propre version de la pièce Kid A de Radiohead, adaptée pour l'ensemble de percussion balinais.

1er octobre 2009
Super à Montréal!
Giri Kedaton accueille cette année avec un immense plaisir I Dewa Made Suparta, à titre de directeur invité. Celui que les intimes surnomment « Super »(!), commença dès sa plus tendre enfance à s’intéresser au monde du gamelan. À 10 ans à peine, il joint le groupe junior de son village (Pengosekan, près de la capitale culturelle Ubud) et y reçoit l’enseignement du réputé musicien I Dewa Putu Berata.

Super

Diplômé de l’Institut des Arts Indonésien de Denpasar (ISI), il effectua plusieurs tournées à travers le globe avec Çudamani, un des groupes de gamelan le plus connu tant à Bali qu’à l’étranger. En plus d’avoir été le professeur invité du gamelan Gita Asmara de Vancouver, il donna de multiples ateliers sur la musique balinaise tant aux Etats-Unis, au Japon, au Canada, ainsi qu’en Indonésie.

Danseur impresionnant à ses heures, compositeur, multi-instrumentiste virtuose et maître de kendang (tambour balinais à deux peaux), Dewa « Super » insuffle sa passion et son enthousiasme débordant non seulement aux membres de Giri Kedaton qu’il dirige de main de maître, mais aussi aux étudiants de la Faculté de musique de l’Université de Montréal, à travers l’Atelier de gamelan de la Faculté de musique.

Restez au courant de nos activités pour connaîte le prochain concert de Giri Kedaton en compagnie de Dewa Suparta! 

7 mars 2009
Giri Kedaton au Théâtre Petit Champlain de Québec
C'est avec grand bonheur que nous retournons jouer à Québec, deux ans après notre dernière performance dans la capitale - où à notre grand plaisir, nous avions fait salle comble! Nous aurons cette fois-ci le bonheur de nous produire au Théâtre Petit Champlain, reconnu pour son ambiance des plus chaleureuses... Un concert d'une heure trente de musique et de danses traditionnelles, avec 20 musiciens et danseuses sur scène: c'est donc une invitation à venir prendre du soleil des tropiques avec nous et découvrir les arts flamboyants de Bali!

15 juillet 2008 - Ubud (Bali)
Les Carnets indonésiens: Nino Gabrielli
Rien de spécial dans les environs d’Ubud, non. Vraiment rien de spécial… à part peut-être des dizaines de milliers de personnes déambulant chaotiquement dans les rues, des individus partout sur les toits, au Palais royal, au marché, des lignes électriques coupées par de soi-disant “professionnels” (hilarant!!!), tout ça pour la crémation gigantesque du Raja, décédé il y a quelques mois…!

Avec un peu de chance et via l’entremise des amis de Cudamani, un des meilleurs gamelans de Bali, j’ai eu l’occasion de pénètrer dans le Palais, ou nous avons été reçus avec grande attention: nourriture pour tout le monde, proximité des cérémonies préliminaires “privées”, etc. Et dehors, c’était la folie furieuse, depuis tôt le matin jusqu’a très tard le soir. A l’apogée de la cérémonie, quand l’immense tour crématoire royale est passée en procession dans la rue, en après-midi, on était entassés comme des sardines, totalement incapables de bouger du moindre millimètre, complètement squouizés!!! Je pensais qu’elle ferait 30 pieds… mais non: elle faisait 28 METRES et était portée par des dizaines et des dizaines d’hommes! Et comme je le mentionnais, elle était tellement haute que les autorités du palais on fait coupé les lignes électriques perpendiculaires à la rue… Gila, mereka: ils-sont-fous!

Après douze heures passées à regarder la cérémonie, j’ai attendu, en soirée, de voir brûler les statues gigantesques et le dragon royal “Nagabanda” rarement vu, même dans les crémations royales, je suis finalement revenu, penaud et affamé, essayant tant bien que mal de me frayer un chemin parmi les centaines d’autos et de motocyclettes. Le tout s'est terminé autour d’un bon “sate kambing-gule” (brochettes d’agneau, sauce d'arachides et kecap, servies avec une soupe, aussi à l’agneau, très épicée… c’était quand même un jour spécial: je me suis permis du luxe!) au village voisin de Mas… Miammm!

Tout va bien, tout va “TRES TRES BIEN”: le calme plat… Rien de special, vraiment…!

5 juillet 2008 - Denpasar (Bali)
Les Carnets indonésiens: Nino Gabrielli
Bali grouille présentement de vie et de musique: c'est qu'on y presente le "PKB" (Pesta Kesenian Bali), le grand festival des arts et de la culture, qui regroupe des artistes de tout partout dans l'ile. Du matin au soir, les rues de la province de Gyanyar et de la ville de Denpasar, ou se tient l'évènement, débordent des collaborateurs de tout acabit qui participent de près ou de loin a la tenue de cette grande fête culturelle... en plus du traffic habituel des balinais, des touristes, des transports en commun de toutes sortes, des motos, velos, etc. Cela donne lieu a d'étranges scènes, parfois: j'ai pu assister, dans un village de quelques centaines d'habitants à peine, à un embouteillage qui, proportionnellement, n'avait rien a envier aux meilleurs jours de la rue Ste-Catherine!



Au menu du Festival le 4 juillet, première journée ou je m'y suis rendu, des performances de gamelan gong kebyar, le plus commun et le plus répandu sur l'ile, mais aussi d'un ensemble inusité créé pour l'occasion, intégrant des instruments de divers orchestres tradionnels balinais et étrangers. Parmi ces instruments, des gongs chinois (et des grands gong balinais de l'ensemble kebyar), des guitares électriques et des basses, des tambours moyen-orientaux, des percussions faites de conques végétales flottant dans un bassin d'eau (fallait voir... c'etait pas mal!), des guimbardes de bambou "enggung" et un ensemble de gender rambat, des instruments relativement semblables a ceux qui accompagnent habituellement le théatre d'ombres balinais. En fait d'exotisme musical, je crois... eh bien je crois qu'on y était!

Avec quelques amis américains, japonais, chinois et balinais, j'ai pu assister à un spectacle de créations contemporaines ("kreasi baru") pour ensemble selonding, composé de metallophones à lames de fer, qui, dans son contexte rituel traditionnel, est un des plus sacrés sur l'ile. Au PKB, il n'y a pas de limites à la créativité débordante des Balinais!

Dans un autre ordre d'idées, à Ubud, tout près du beau village de Pengosekan ou j'habite, on prépare a grands efforts une des plus grandes crémations de la région depuis de très nombreuses années. (On vous en donne des nouvelles!) Pour vous donner une idée, la seule tour crematoire du raja (roi) décédé pour lequel la ceremonie à lieu devrait faire plus de trente pieds de hauteur et être portée par des dizaines d'hommes devant un foule de plusieurs milliers de personnes. Tout le monde est convié à participer à l'évènement... Y serez-vous???

13 juin 2008 - Solo (Java)
Les Carnets indonésiens: John Gilbert
La foule s'agglomérait rapidement autour de la boutique ou j'étais en train d'acheter pour un demi-million de rupiahs de cassettes et de VCDs à Solo. La vendeuse m'expliqua que c'était pour une procession de mariage du Mangkunegaran (le plus petit des deux temples de Solo). Une demie-heure plus tard, la circulation sur la rue principale était deviée vers les rues avoisinantes et la parade commença. 


En tête, les sirènes soutenues des véhicules de police, suivies par les pompiers qui arrosaient les rues pour un peu de fraîcheur. Vint ensuite un haut-parleur mobile qui jouait du gamelan pendant qu'on remerciait la foule en haut-javanais. 

Puis, des musiciens et danseurs de Java central et Sulawesi sud (les Bugis); la musique des javanais était jouée sur des bonang dans un style imbriqué. 

Ensuite vinrent les familles, porteuses du peningset (la dot), assises dans une dizaine de calèches tirées par des chevaux, puis finalement les mariés dans une carriole fermée. 


La foule se bousculait pour serrer la main et prendre des photos des mariés, évitant tant bien que mal les motocyclettes policières qui avancaient malgré tout. Tout ceci n'était qu'une partie du pesta rakyat, une fête locale de sept jours; les mariés allaient être unis le lendemain.

13 juin 2008 – Munduk (nord de Bali)
Les Carnets indonésiens: Éric Vandal
Bien que les arts traditionnels à Bali se portent généralement assez bien, on est parfois témoin d'une certaine acculturation plutôt désolante. Par exemple, il y a quelques jours, je me suis rendu dans le village de Jagaraga, où j'ai assisté à une répétition d'un groupe de jeunes musiciens. Pour la petite histoire, Jagaraga est ce lieu presque mythique de la musique balinaise d'où émana au début du 20e siècle - la plupart des spécialistes s'entendent là-dessus - le flamboyant style kebyar qui domine encore aujourd'hui la vie musicale de l'île. C'est également dans ce village que le musicien I Gede Manik (un monstre sacré, pour ma part) créa certains des plus grands morceaux et des plus grandes chorégraphies du répertoire. Pour vous imaginer mon état, essayez d'imaginer un féru de country témoin d'un « jam » dans un bar de Nashville, ou encore un amateur de musique celtique assistant à une authentique « session » dans un pub de la campagne irlandaise. Mais l'expérience pris par la suite un caractère un peu étrange... De toute évidence les musiciens de ce village arrivaient à peine à interpréter adéquatement leur propre répertoire (celui-ci est pourtant archi-connu dans tout Bali, et dans la plupart des endroits on le joue presque par réflexe). Sans vouloir se vanter, votre humble serviteur aurait pu leur enseigner les pièces...  En parlant avec le directeur de l'ensemble lors de la pause, j'ai appris que ce répertoire avait à toute fin pratique été abandonné et que lui-même, un jeune musicien tout frais sorti du conservatoire (ISI – Institut de Arts de l'Indonésie), s'était donné comme mission de le réintroduire dans son village d'origine. Mission tout à fait honorable, et nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance. Mais je n'ai pu m'empêcher de constater avec désolation que les plus vieux musiciens du village, ceux qui ont eu la chance de jouer avec Gede Manik lui-même (décédé dans les années 80), étaient absents de la répétition... 

12 juin 2008 - Solo (Java)
Les Carnets indonésiens: John Gilbert

Mon professeur Pak Wakidi, un joueur de kendhang extraordinaire, m'a invité à Solo pour une réception de mariage. Pendant six heures, j'ai partagé une scène minuscule avec d'autres musiciens et nous avons joué sans auditoire un long moment avant que les invités n'arrivent; en très petit nombre, même pour les cérémonies importantes comme le kembar mayang. Les musiciens étaient tous expérimentés, mais deux d'entre eux, Pak Wakidi et son frère aîné Pak Wakiyo, un maître du gambang, étaient de première classe. Les autres s'appuyaient sur des partitions de balungan (mélodie structurale) pour en déduire leur jeu. Nous avons débuté avec quelques gendhing (pièce de musique de gamelan)très raffinés, sans ciblon, que je n'ai malheureusement pas pu enregistrer sur mon minidisc. Le gamelan a du, par la suite, accompagner diverses cérémonies et jouer des demandes spéciales pendant qu'on nous servait nourriture et alcool. Ceci à donné lieu à des échanges de blagues entre les pièces, ainsi qu'à quelques rots et flatulences très audibles. La musique s'en est aussi ressentie, comme c'est l'habitude, en devenant plus forte et énergique. Notre performance s'est close devant 100 chaises presque vides, sur une pièce d'à peu près 75 minutes, rapide et forte, qui fût terminée avant même qu'on ait vu les mariés. Le gamelan était-il inutile? Ou peut-être une bénédiction?

28 mai 2008 - Denpasar (capitale de Bali)
Les Carnets indonésiens: 
Éric Vandal

Bali est vraiment un endroit incroyable! À mon deuxième jour ici, moi et un ami sommes passé par le centre des arts de Denpasar, question de se trouver un endroit tranquille pour manger notre « lunch »... pour tomber sur une cérémonie de transe! Ici on appelle cela « Sanghyang Jaran » (le terme « sanghyang » désigne à peu près tout ce qui se fait en terme de cérémonie de transe à Bali). Voici comment ça se passe. Un choeur d'environ une vingtaine d'hommes entonne une mélodie ma foi assez agréable et joyeuse pendant que deux «danseurs» enfourchant un bâton avec une tête de cheval tombent graduellement en transe et se mettent à sautiller frénétiquement. Des hommes allument ensuite un feu de bois, que les deux « danseurs » traversent et piétinent allègrement, toujours en sautillant. Le bois devenant graduellement braise, les 2 hommes s'y vautrent ensuite allègrement! Pendant ce temps,
une sorte d'animateur de foule vocifère sans cesse dans un micro (en balinais): « laver! laver! » (dans le sens de « se laver dans le feu », et non dans le sens de Martine St-Clair...). Comme si ce n'était pas assez, les «danseurs» mettent ensuite les braises incandescentes dans leur bouche! (J'ai une photo, mais elle est floue et vous ne me croiriez pas - pourquoi est-ce que les photos de trucs
incroyables doivent obligatoirement être floues?...) Et « l'animateur » de rajouter avec cela: « Manger du feu.... Mmmm... C'est bon, c'est bon, c'est bon! ». Tout ça donne à la scène un air franchement surréaliste! La cérémonie se termine lorsque des prêtres appellent les 2 hommes pour mettre fin à leur transe et les bénir. Comme façon de débuter mon séjour, c'est loin d'être décevant...

25 mai 2008
Quelques mots du studio...
Presque deux ans après que l'idée de réunir 8 compositeurs montréalais et autant de collaborateurs autour du gamelan balinais ait été lancée par Gabriel Evangelista et Éric Vandal, Giri Kedaton a finalement enregistré les pièces qui formeront l'album Projet Bali X, prévu pour décembre 2008. Notre joyeuse bande de musiciens s'est en effet réunie les 19, 20 et 21 mai derniers au somptueux Studio Victor pour l'enregistrement des compositions que nous avons déjà présenté à trois reprises en spectacle, au Théâtre Plaza et à la Maison de la culture Ahuntsic. Ce fut un moment très intense pour le groupe... et maintenant, nous brûlons d'envie de vous faire découvrir ce que nous avons enregistré! Le Studio Victor, un des plus vieux en son genre en Amérique du Nord, nous a grandement impressionné par son acoustique chaleureuse et très vivante. On vous concocte ça cet été et on vous tient au courant des développement... En attendant, vous pouvez toujours venir voir les quelques clichés qu'on vous a rapportés...
Giri au Studio Victor »»»